Débordé par le travail ? Voici quelques conseils de psy pour mettre votre cerveau à « off »

Débordé par le travail ? Voici quelques conseils de psy pour mettre votre cerveau à « off »

La nouvelle réalité du télétravail, combiné à notre soif d’être toujours connecté, entraîne des conséquences néfastes comme l’épuisement mental. De plus en plus de gens se disent débordés, sans suffisamment de temps pour réfléchir ou tout simplement décrocher. Voici quelques conseils de psy pour vous aider à prendre des moments pour vous et ainsi améliorer votre qualité de vie !

S’imposer des temps de pause dans son horaire de travail

 

Nombreux sont ceux pour qui le travail prend beaucoup de place, et encore davantage depuis l’apparition du télétravail dans nos vies. Même si parfois, on ne ressent pas de fatigue physique, notre cerveau épuisé a besoin de repos.

« Notre cerveau, ce n’est pas comme un ordinateur. Il a besoin de temps pour intégrer les informations et faire le tri. C’est important de prendre le temps de s’arrêter et de réfléchir pour lui permettre de faire le vide pour ensuite pouvoir refaire le plein d’information. »
Pour ce faire, il faut s’imposer des temps d’arrêt, que ce soit pour sortir prendre l’air, s’adonner à une activité physique, à une tâche manuelle ou à une tâche réflexe.

« Si vous êtes en télétravail, vous pouvez prendre 5 minutes pour plier du linge ; vous faire un café ou une tisane. Vous pouvez aussi prendre du temps pour regarder dans le vide, loin des stimulations des écrans. C’est la même chose lorsque vous conduisez ou êtes passager dans un véhicule. Laissez-vous porter par la route ou regardez le paysage plutôt que d’être au téléphone ou les yeux rivés sur un écran. Votre cerveau vous dira merci ! », conseille Nathalie Parent, psychologue.

Apprendre à gérer son horaire de travail et se limiter

 

En télétravail, il est important de limiter ses horaires de travail et de fermer l’ordinateur et les notifications durant certaines heures. Il faut aussi s’imposer des temps d’arrêt durant la journée sans culpabilité. Même une sieste de 15 minutes peut être bénéfique pour certains qui ont des nuits entre coupées ou trop courtes.

« Vous pouvez vous imposer un 15 minutes après une rencontre virtuelle pour réfléchir ou pour regarder ailleurs. Pour décanter, faites une pause après avoir géré un dossier, et prenez l’habitude de dîner sans sortir votre téléphone pour “scroller”. Pensez plutôt à regarder au loin pour nourrir et reposer votre cerveau. »

Ces pauses que l’on s’autorise pour réfléchir ou faire une activité réflexe active le réseau par défaut du cerveau comme l’explique la psychologue.

« Ce réseau par défaut vient réparer les éléments de stress et la sur stimulation qui vient des écrans comme je l’explique en détail dans mon livre Enfants stressés qui traite du stress et des moyens pour s’aider à tous âges. Ça permet au cerveau de filtrer les informations et de bien les intégrer dans la mémoire à long terme. »

Avant l’arrivée des téléphones intelligents et autres appareils à écran, ces petits moments étaient présents dans nos vies tout au long de la journée.

« Quand les gens attendaient l’autobus ou sortaient fumer une cigarette, même si ce n’est pas bon pour la santé on s’entend (!), les pensées vagabondaient librement ce qui était bénéfique pour le cerveau. »

Prenons donc le temps de s’autoriser à nouveau des temps de réflexion pour le bien de notre cerveau, qui ne fonctionne pas à la même vitesse qu’un ordinateur.

Vous vivrez mieux en pensant plus à vous et en traçant une ligne claire entre votre vie personnelle et professionnelle.

Bonne réflexion!

 



Nathalie Parent Psychologue