Mieux communiquer avec les patients pour favoriser leur guérison

Mieux communiquer avec les patients pour favoriser leur guérison

L’attitude physique et verbale, ainsi que les habiletés relationnelles d’un thérapeute ou d’un intervenant à l’égard d’un patient influent directement sur le processus thérapeutique. Mais comment aborder un patient, le comprendre et s’adapter à lui pour mieux l’aider? Dans son dernier livre intitulé La communication interpersonnelle en santé, la psychologue, conférencière et auteure, Nathalie Parent, donne aux professionnels de la santé des pistes de solution pour développer une communication bénéfique pour le patient et satisfaisante pour le thérapeute.

Être présent pour le patient

 

Dans une relation d’aide, le thérapeute est appelé à vivre toutes sortes d’émotions. La connaissance de soi et la régulation des émotions jouent un rôle clé afin que la relation d’aide puisse être bénéfique pour le patient, qui pour toutes sortes de raison, peut exprimer de la colère, de la peine ou du découragement, et affecter directement le thérapeute.

«  Si l’état du patient suscite en nous une réaction, il est primordial d’être conscient de ce qui se passe. Est-ce que j’ai envie de réagir à la colère par la colère? Est-ce que j’ai peur? Ensuite, il faut respirer avant de parler, puis refléter et voir ce qui m’appartient et qu’est-ce qui appartient à l’autre? », explique l’auteure et psychologue.

Il faut ensuite faire preuve d’empathie et nommer l’émotion de son patient.

« Je vois que vous n’êtes pas content, je comprends. Essayons de comprendre ensemble ce qui vous fâche comme ça. Il faut montrer au patient qu’on essaie de comprendre son émotion — et on essaie réellement — pour demeurer dans une relation d’aide constructive », précise Mme Parent.

Travailler sur soi

 

Dans chacun des 7 chapitres du livre, La communication interpersonnelle en santé, la psychologue propose une série d’exercices à faire pour aider les thérapeutes à travailler sur eux-mêmes pour mieux aider les patients.

« Il est très important de réguler nos émotions comme thérapeute. Un patient découragé pourrait, par exemple, nous faire vivre de l’impuissance. Et plutôt que d’essayer de le comprendre, on pourrait être tenté d’espacer les rendez-vous. Ce n’est pas dans l’intérêt des patients. Il faut ouvrir la discussion. »

Le lien de confiance ; essentiel à la guérison

Il a été prouvé scientifiquement qu’un patient doit avoir confiance au traitement et au thérapeute pour guérir plus rapidement. Un sourire, une poignée de main, un peu de compassion, un ton de voix agréable et même des paroles rassurantes peuvent influencer la guérison thérapeutique. Le patient n’est plus seul. Il a l’appui du thérapeute qui pourra l’accompagner dans son problème vers un mieux-être grâce à son expertise.

Voici certaines phrases qui pourraient avoir un effet positif sur le traitement (placebo) :

 

« Les clients répondent bien à ce traitement. »

« Les recherches mentionnent que ce traitement donne de bons résultats. »

« Dans ma pratique, j’utilise souvent cette méthode de traitement et ça fonctionne bien. Les gens l’apprécient. »

Si vous êtes un professionnel de la santé qui doit évaluer et traiter des patients, collaborer ou travailler avec eux et qui souhaite développer ou améliorer ses habiletés relationnelles et communicationnelles, cet ouvrage est pour vous!

Centrée sur la relation d’aide, l’alliance et le lien corps-psyché (psychosomatique), ce livre est le fruit de nombreuses collaborations avec des éducatrices en garderie, des intervenants scolaires, des étudiants en physiothérapie ou kinésiologie, des nutritionnistes, des intervenants en CLSC et diverses directions cliniques multidisciplinaires.

 

Article écrit par Marie-Claude Veillette en collaboration avec Nathalie Parent.

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